PAGE PRƒCƒDENTE

 

 

 

CHAPITRE I

 

 

l'architecture fondamentale

des Projectifs Phylogyne¨ et des Projectifs Philandros¨

 

Contenu du chapitre I

1 – LA VOIE ROYALE DES SYMBOLES

 

2 – LES NIVEAUX DE LA CONSCIENCE

         Le physique au fŽminin

         Le sentimental : domaine rŽservŽ ?

         Le mental : Žgalitaire.

 

3 – FƒMININ – MASCULIN : ANIMA ET ANIMUS

         Une "psychologie de pouponnire".

         La projection psychologique.

         Žlever ce dialogue avec l'anima.

         Equilibrer les paires d'opposŽs

         l'ombre de la femme.

 

4 – INVOLUTION – EVOLUTION

 

5 – MYTHOLOGIE ET ASTROLOGIE

 

6 – MORPHOPSYCHOLOGIE ET SYMBOLISME FƒMININ

 

7 - TRANSCENDANCE

 

8 - grille dichotomique

 

 

1 – LA VOIE ROYALE DES SYMBOLES

Le Symbole, langage magique et mystique, est un messager de l'invisible. En mŽditant sur ses significations, nous ouvrons les portes qui nous mneront ˆ l'intuition, patrie des dieux, dit-on.

 

Le synbole n'est donc pas un vulgaire signe. EtudiŽ, il met en mouvement des Žnergies ˆ l'intŽrieur de nous-mme qui, ˆ la longue, nous font dŽcouvrir le monde de manire plus vaste et inclusive.

Les symboles utilisŽs dans les Projectif Philogyne¨ et Philandros¨ sont de diverses natures : il y en a de mŽtaphysiques, d'autres de psychologiques. Tous tournent autour de la notion de fŽminitŽ et de masculinitŽ.

 

L'Žtude des symboles nŽcessite mŽthode et persŽvŽrance. Les phases par lesquelles il faut passer sont au nombre de cinq. On peut les rŽsumer comme suit[1] :

a) Observer ce qui est physiquement visible : formes, couleursÉ

 

b) RŽagir consciemment avec sa sensibilitŽ puis comprendre : les sentiments ŽvoquŽs en soi, les aspirations ŽveillŽes, les rves et les illusions gŽnŽrŽes.

 

c) ConsidŽrer 1'idŽe abstraite sous jacente au symbole, ainsi que le sens que l'on peut exprimer concrtement et la signification du genre de dŽsir ŽvoquŽ en nous.

 

d) Parvenir ensuite ˆ la comprŽhension synthŽtique du dessein c'est-ˆ-dire ˆ la place du symbole dans un TOUT plus vaste et ordonnŽ.

e) S'identifier enfin ˆ la qualitŽ de la vibration qui a ŽtŽ ŽvoquŽe en nous, soit en un point prŽcis, soit au niveau global des sentiments, soit dans notre mental seulement.

 

Cette description est apparemment un peu complexe, mais avec la pratique on se rend compte par soi-mme que l'on passe peu ˆ peu par toutes ces phases. A mesure de l'expŽrience, on devient de plus en plus conscient du phŽnomne et de l'impact que le symbole peut avoir sur nous.

 

L'auteur fait remarquer cependant que "beaucoup de personnes ne saisissent pas facilement comment, en pŽnŽtrant dans la signification d'un symbole, on s'arme d'un moyen permettant de faire fonctionner la facultŽ (É) qui est en sommeil".

 

L'Žtude des symboles "exige un effort et suffisamment de dŽtermination pour rŽsister aux rŽactions de la personnalitŽ". L'habiletŽ ˆ les lire "dŽpend aussi de la richesse du sens que l'on donne aux Žvnements de la vie journalire".

 

En fin de compte, "il n'y a pas une faon dŽterminŽe d'interprŽter un symbole". Pour chacun, "un symbole, quel qu'il soit, lui transmettra une signification particulire".

 

Ainsi, au delˆ des significations premires explicitŽes pour les 36 image-symboles[2] de chacun des deux ProjectifS, chacun pourra trouver une dimension qui lui est propre, sans pour cela remettre en cause les dŽfinitions initiales.

 

 

Les image-symboles, en effet, canalisent suffisamment les sens qui leur sont attribuŽs pour ne pas laisser l'utilisateur dŽbutant errer dans un dŽdale dont il ne pourrait sortir. Au dŽpart, il y verra certainement, et avant tout, le sens psychologique exprimŽ soit en type de femme, soit en trait de caractre, soit forme de communication. Ensuite, il parviendra ˆ d'autres dimensions.

2 – LES NIVEAUX DE LA CONSCIENCE

 

            L'Occident oppose souvent sentiment et raison, irrationnel et rationnel, matire et esprit, sans s'en prŽoccuper outre mesure. L'Orient est peut-tre plus analytique et mŽthodique, mais il ne nous est pas facilement accessible. Seuls les spŽcialistes vont puiser aux sources de la philosophie vŽdentique, elle-mme ˆ l'origine de la philosophie hellŽnique.

 

Des auteurs occidentaux modernes (cf orientation bibliographique) nous donnent une version plus modernisŽe et adaptŽe ˆ nos modes de pensŽe, de la constitution ŽsotŽrique de l'tre humain.

 

Si l'on considre l'homme comme une sorte de poupŽe gigogne, composŽ de diffŽrents "enveloppes" dont chacune se meut dans son PLAN de CONSCIENCE propre, ŽnergŽtique, sentimentale et mentale, on peut se faire une reprŽsentation symbolique de ce qu'est notre PERSONNAGE. C'est avec lui que nous nous "coltinons" chaque jour !É pour le meilleur et pour le pire, jusqu'ˆ ce que nous trouvions la porte qui nous permettra de sortir de notre prison, comme dit le philosophe.

Ces diffŽrents plans, niveaux, Žtages – autant de synonymes – de conscience sont A LA BASE de la dŽcomposition des aspects de la fŽminitŽ dans les Projectifs Philogyne¨ et Philandros¨, un peu comme le ferait un prisme avec un rayon de soleil. Cette dŽcomposition est nŽcessaire au dŽbut si l'on veut se comprendre soi-mme ; sinon, l'tre humain n'est qu'un insondable capharnaŸm !

La dŽmarche dichotomique (de dikha, en deux parties. Tri des ŽlŽments Žlements abstraits complŽmentaires, par couple) appara”tra aux yeux de certains comme fastidieuse, voire vaine, et surtout comme destructrice du rve qui est, pour eux, une dimension importante de l'existence. Il n'en est rien. Ou plut™t, le rve est remplacŽ par une aventure autrement plus passionnante : la dŽcouverte de soiÉ et de sa partie fŽminine.

Les plans, niveaux, Žtages de consciences illustrŽs ici sont au nombre de trois : PHYSIQUE, SENTIMENTAL et MENTAL. Auquel s'ajoute symthŽtiquement un niveau mŽtaphysique ou "spirituel" dont il sera dit peu de chose et symbolisŽ par l'ANDROGYNE, pour laisser la place ˆ l'Illumination[3]. C'est l'Žtape suivante de la vŽritable connaissance du Soi. Mais notre propos n'est pas d'en parler.

 

 

 

 

         Le physique au fŽminin

            Ce plan est symbolisŽ par le corps, la plastique fŽminine. C'est le domaine des sens, de la chair, de l'amour appŽtit, de l'instinct maternel pour leurs aspects positifs et par la perversion de l'instinct dans ses aspects nŽgatifs.

Ce plan symbolise la "Femme primordiale", EVE, mais aussi toutes les facettes matŽriels au quotidien.

Ce plan physique se trouve mlŽ aux autres plans, sentimental et mental, comme cela appara”tra plus clairement lors de l'analyse de chaque image-symbole.

 

 

 

 

         Le sentimental : domaine rŽservŽ ?

            RŽservŽ ˆ qui ? Aux femmes ? Certainement pas. S'il est chassŽ, par l'homme comme par la femme, il revient au galop, par la porte ou la fentre car c'est le royaume du grand Mirage dans lequel l'humanitŽ vit actuellement.

Ce plan sentimental ou Žmotionnel ou irrationnel ou amoureux ou astral ou sensible — autant de synonymes — est un vŽritable baromtre de nos Žtats d'‰me. Il suffit de l'observer, de s'observer, comme un spectateur le ferait d'une pice de thŽ‰tre, pour apprendre bien des choses sur nous-mme. A condition que le rideau de la censure, des interdits moraux, des jugements de valeur ne retombe pas sur le spectacle !

 

Cet Žtage sentimental est celui de l'adolescence et du non dit, de la passivitŽ, des jeux amoureux, de l'amour bienveillant ou son contraire Žgo•ste ou Žgocentrique : l'amour de soi. Ce sentiment nous fait aspirer ˆ quelque chose d'autre.

 

Dans son Žtat oblatif, ce plan de conscience ou vibratoire, nous fait accŽder au coeur et plus difficilement, ˆ l'illumination. Dans son Žtat captatif, il nous entra”ne au fond du lac o nous nous perdons ; l'eau est son symbole comme chacun le sait. Il n'est pas dissociŽ du plan physique, mais lorsqu'il sera question de ce plan sentimental, il sera au premier rang.

 

 

         Le mental : Žgalitaire.

 

            Cet Žtage o l'intellect, la pensŽe, l'idŽalisation sont roi et reine, serait la conqute rŽcente de notre monde cartŽsien. Ce plan symbolise la ma”trise des sentiments et non leur destruction, la reconnaissance des dualitŽs mais pas encore leur dŽpassement. Il est avant tout symbole de dŽbut d'ŽlŽvation, au-dessus des sentiments discordants, duels, douloureux. AlliŽ du coeur, en vŽritable harmonie, il peut mener plus loin encore Dans son sens pervers, c'est-ˆ-dire Žthymologiquement de retournement de sens, allant ˆ l'encontre de l'Žvolution, il symbolise la masculinisation ˆ outrance de la femme, sa virilisation anormale. Mais n'en est-il pas toujours ainsi dans les pŽriodes historiques transitoires ? Les prŽcurseurs sont toujours victimes des excs des causes pour lesquelles ils combattent. Les sufragettes, les fŽministes dŽfrichent des sentiers parfois trs conflictuels. Notre Žpoque voit particulirement fleurir tous ces aspects masculinisŽs de la femme, au plan corporel comme sur le plan sentimental, avec le dŽsir de domination, miroir de la fŽminisation de l'homme.

A ce domaine mental, conceptuellement isolŽ ppour la circonstance, le physique et le sentiment sont liŽs, se tiennent en arrire plan. Ce symbole du mental correspond aux aspects Žducatifs et ŽduquŽs, ˆ l'intŽgration sociale, et ˆ l'idŽalisation des sentiments ; c'est le domaine de l'amour adorant.

Lorsqu'il devient nŽgatif et fantasmatique, il correspond ˆ la voluptŽ ou au coup de foudre. Plus dure est la chute de la femme qui se prive de l'homme et veut le surpasser : telle est la leon que nous livrent les antiques Amazones. Elle devient Virago ou Ange dŽchu. [4]

 

 

 

3 – FƒMININ – MASCULIN : ANIMA ET ANIMUS

 

  "Une des t‰ches psychologiques de l'avenir consistera ˆ aider la femme ˆ prendre conscience de ses potentialitŽs caractŽrielles masculines, et l'homme de ses potentialitŽs fŽminines. Car ces tendances caractŽrielles acceptŽes, intŽgrŽes et mises ˆ leur place, ne dŽterminant plus ni compensations excessives, ni culpabilitŽ, ni agressivitŽ, c'est ainsi que la femme rŽalisera le mieux et dans son sens plein, son destin de femme, l'homme son destin d'homme." (Dr Rolan Cahen, ref. 41)

Si le Projectif Philogyne¨ aime la femme, est son ami [5], il ne repousse pas l'homme pour cela. Il analyse la composante fŽminine qui est en chacun de nous – homme ou femme – tandis que son complŽment, le Projectif Philandros¨ s'attachera ˆ dŽcrire la composante masculine.

 

Cette idŽe que nous sommes masculin et fŽminin est vieille comme le monde. La mythologie nous rapporte maintes histoires o il est question d'Androgyne, ˆ commencer par le mythe du Paradis terrestre o l'Adam originel n'Žtait pas sŽparŽ de son autre partie et n'avait pas encore ŽtŽ chassŽ du paradis terrestre.

Dans les mŽtamorphose d'Ovide, l'tre initialement ˆ quatre bras et quatre jambes fut coupŽ en deux.

C'est le mythe, un peu diffŽrent, de Janus aux deux visages. Mais il illustre toujours cette DUALITƒ ESSENTIELLE qui caractrise l'homme et la femme avant qu'ils ne deviennent Homme, Androgyne, Parfait.

Il y a au musŽe des monuments de Paris une curieuse sculpture d'un buste d'homme ayant l'arrire de la tte remplacŽ par un visage de femme, donÕt nous avons dŽjˆ fait mention. EtcÉ

 

            Le mŽrite d'avoir mis en termes psychologiques concrets cette notion de masculin-fŽminin, revient en particulier au psychanalyste Carl G. Jung[6]. Il a distinguŽ la partie fŽminine cachŽe de l'homme et l'a baptisŽ ANIMA, tandis que la partie masculine de la femme Žtait appelŽe ANIMUS. Ces notions fondamentales pour la comprŽhension de soi font l'objet encore de pas mal de rŽsistance ou plus simplement ne sont pas du tout connues.

 

Sans entrer dans les dŽtails du concept d'Anima, il convient de s'en faire une idŽe gŽnŽrale pour mieux comprendre le symbolisme du Projectif Philogyne¨. Le lecteur plus intŽressŽ se reportera ˆ l'oeuvre de C.G. Jung et plus particulirement ˆ : Dialectique du moi et de l'inconscient ; ˆ l'ouvrage d'Emma Jung et James Hillman : Anima et animus, ou encore ˆ l'article d'une de ses principales Žlves et collaboratrice, Marie- Louise Von Franz dans l'ouvrage de vulgarisation L'homme et ses symboles.

 

Que peut-on retenir sur l'ANIMA ? M.L. von Franz dŽfinit l'anima comme la "personnification de toutes les tendances psychologiques fŽminines de la psychŽ de l'homme, comme par exemple les sentiments et les humeurs vagues, les intuitions prophŽtiques, la sensibilitŽ ˆ l'irrationnel, la capacitŽ d'amour personnel, le sentiment de nature, et enfin, mais non des moindres, les relations avec l'inconscient" (2).

 

            Ce contenu psychologique recle ˆ la fois des histoires propres ˆ chaque individu et d'autres, communes ˆ tous, archŽtypiques. Si ce contenu Žtait visible, point ne serait besoin de moyens, comme le rve, comme les symboles, pour le rŽvŽler. Mais ces forces psychologiques internes sont obscures, indŽpendantes, douŽes d'une autonomie propre. "Tout se passe, Žcrit C.G. Jung, comme si nous vivions dans une espce de demeure qui, pour le moins, prŽsente des portes et des fentres qui ouvrent sur un monde dont les objets et les prŽsences agissent sur nous, sans que nous puissions dire pour cela que nous les possŽdons" (41).

 

            Ces forces vont tre le contraire de ce que l'homme est en apparence "plus l'extŽrieur est viril, plus son anima est fŽminine É De lˆ, la faiblesse caractŽristique de l'homme particulirement viril ; l'insconscient le dŽtermine et joue de lui comme d'une femme. Inversement, la femme dont les dehors rŽpondent parfaitement ˆ son sexe, mŽconna”t gŽnŽralement l'expŽrience interne, est souvent d'une ignorance, d'un enttement, d'une obstination tels qu'on n'en trouve qu'une intensitŽ analogue que dans l'attitude externe de l'homme" (41). Ces traits virils chez la femme, exclus de l'attitude externe, sont devenu qualitŽ de l'‰me.

 

            Comment se structure cet anima depuis la plus tendre enfance ? Jung nous dit que le premier rŽceptacle est pratiquement toujours ˆ l'image de la mre ou ses substituts. Plus tard, les rŽceptacles qui apporteront ˆ l'homme un reflet vivant de son anima seront les femmes qui font vibrer les sentiments de l'homme, que ce soit d'ailleurs, indiffŽremment dans un sens nŽgatif ou positif" (41).

Il est trs important de se souvenir que cette anima ne va pas se tenir tranquille. "Elle est toujours projetŽe tant qu'elle est inconsciente, car tout ce qui est inconscient est projetŽ". C'est-ˆ-dire que son contenu psychologique subjectif va tre transfŽrŽ, incarnŽ, dans l'autre, dans la femme-objet en particulier.

 

            C'est une partie de ce contenu inconscient qui est symboliquement reprŽsentŽ dans les image-symboles du Projectif Philogyne¨ qui sert alors de rŽvŽlateur. Les manifestations de l'anima sont, comme l'existence, ambivalentes. "Beaucoup de particularitŽ, voire de dŽbordements de la vie moderne actuelle, surboums dŽsordonnŽes, vamps et pin-up girls ŽlevŽes au rang d'une institution nationale, etcÉ peuvent tre, dans une certaine mesure comprises comme des tentatives de retrouver, par et au-delˆ d'un combat plus ou moins projectif, le contact et le commerce avec l'Žternel fŽminin qui sommeille dans l'homme, c'est-ˆ-dire avec son anima" nous dit le Dr R. Cahen (41).

 

 

 

         Une "psychologie de pouponnire".

 

            "L'anima en jachre sous forme de l'imago de la mre, Žcrit Jung, va tre projetŽe en bloc sur la femme, ce qui va avoir pour consŽquence que 1'homme, ds qu'il contracte mariage, devient enfantin[7], sentimental, dŽpendant et servile ou, dans le cas contraire, rebelle, tyrannique, susceptible, perpŽtuellement prŽoccupŽ du prestige de sa prŽtendue supŽrioritŽ virile".

Le Dr Cahen ajoute dans le mme sens : "Cette alternative dŽcrit deux positions contraires. En fonction de son anima, l'homme qui se marie pour obŽir ˆ l'obscur besoin de possŽder cette anima incarnŽe risque petit ˆ petit, insensiblement, de se situer face ˆ sa femme comme ˆ une mre6, ce qui le fait rŽtrograder ˆ une "psychologie de pouponnire"; par infantilisme et commoditŽ, il s'y complaira, ou bien ˆ l'inverse, s'il se rŽvolte contre ce danger double que lui offrent d'une part les mirages de son anima et, d'autre part, l'animus de sa femme qui n'est frŽquemment que trop prt ˆ jouer le r™le auquel on l'invite, ˆ savoir celui de laminoir de la psychologie masculine, il risque de basculer dans une exŽcration du fŽminin, incarnŽ par la conjointe" (41).

 

Jung utilise des termes imagŽs pour dŽcrire les effets nŽgatifs de l'anima de l'homme qui laisse "dŽgouliner et glisser sur sa femme tous les ŽlŽments de sa propre psychologie qui le gnent et qu'il voudrait rejeter; sa femme les incarnera et les vivra sans qu'il le remarque mais souvent, sans avoir une claire conscience des causes de ce qui lui arrive, elle paiera son sacrifice d'elle-mme . . ." (41).

Nous verrons ˆ l'occasion de la description des image-symboles nŽgatives un certain nombre de ces aspects gnants qui sont incarnŽs par les femmes.

M.L. Von Franz dŽcrit d'autres manifestations nŽgatives de l'anima "le plus frŽquemment sous forme de fantasme Žrotique. Les hommes peuvent tre amenŽs ˆ nourrir ces fantasmes en regardant des films, etc. C'est un aspect grossier et primitif de l'anima, qui ne devient compulsionnel que lorsque l'homme n'a pas suffisamment cultivŽ ses relations affectives" (42).


         La projection psychologique.

 

Illustration symbolique de l'anima et de l'animus et de leurs projections. Copyright R. Andre 1995

 

 

 

            Enfin, comme l'ombre de la femme, l'anima se projette sur une femme rŽelle et fait croire que les caractŽristiques psychologiques sont possŽdŽes par elle. "C'est cette projection de l'anima qui est ˆ 1'origine du coup de foudre de l'homme pour une personne qu'il voit pour la premire fois et comprend aussit™t qu'elle est "la" femme. Il a l'impression de l'avoir toujours connue intimement. Il s'en Žprend si Žperdument qu'aux yeux de l'observateur, il semble compltement fou. Et ce sont plus particulirement les femmes ˆ l'aspect fŽŽrique qui attirent ces projections de l'anima, du fait que l'homme peut confŽrer ˆ peu prs n'importe quel attribut ˆ une crŽature d'un vague aussi fascinant et tisser autour d'elle n'importe quel rve. La projection de l'anima sous la forme soudaine et passionnŽe d'un amour peut affecter le mariage d'un homme et crŽer le fameux "triangle" (mre, prostituŽe, ange), avec toutes les difficultŽs qui en rŽsultent. On ne peut donner de solution ˆ ce drame qu'autant que l'anima est reconnue pour ce qu'elle est : un pouvoir intŽrieur. Et le but secret de l'inconscient, en suscitant de telles complications, est d'obliger l'individu ˆ dŽvelopper et amener ˆ maturation son tre propre en intŽgrant une plus grande partie de sa personnalitŽ inconsciente dans sa vie active consciente" (42).

Cependant, toutes les femmes, mme "banales", si tant est que ce terme ait un sens ˆ propos d'un tre humain, peuvent faire l'objet de ces projections.

            Tous ces aspects nŽgatifs doivent ˆ eux seuls nous donner envie de nous dŽptrer de notre inconscient, dans la mesure du possible.

Heureusement, l'anima est aussi bŽnŽfique. C'est elle qui permet avant tout ˆ l'homme de trouver l'Žpouse qui lui convient. "L'homme, Žcrit Jung, dans le choix de la femme aimŽe, succombe souvent ˆ la tentation de conquŽrir prŽcisŽment la femme qui correspond le mieux ˆ la nature particulire de sa propre fŽminitŽ inconsciente (É). Quoiqu'un tel choix amoureux soit le plus souvent considŽrŽ et ŽprouvŽ comme le cas idŽal, il n'en rŽsulte pas moins que 1' homme, de la sorte, peut Žpouser l'incarnation visible de sa faiblesse la plus insigne (Lˆ se trouve l'explication de bien des mariages disparates et surprenants)" (41).

 

C'est l'anima qui inspire ˆ l'homme la crŽation artistique. C'est l'anima qui lui permet de contacter ses VRAIES VALEURS cachŽes.

 

 

         Žlever ce dialogue avec l'anima.

 

            Que doit-on faire, face ˆ ce pouvoir reprŽsentŽ par l'anima ? Ne pas vouloir en entendre parler ?É Le fuir ?É Non. Pourquoi ne pas l'observer ˆ l'oeuvre ?

Lorsque cette anima est gnante, Žcrit M.L. Von Franz, "seule la dŽcision pŽnible, mais essentiellement simple de prendre au sŽrieux ses fantasmes et ses sentiments peut, ˆ ce stade, Žviter la stagnation complte du processus d'individuation, car c'est seulement ainsi que l'homme peut dŽcouvrir ce que signifie cette figure comme une rŽalitŽ intŽrieure.

Gr‰ce ˆ cela, l'anima redevient ce qu'elle Žtait initialement, "La femme dans l'homme", qui transmet les messages essentiels du Soi" (42).

"Il faut Žlever ce dialogue avec l'anima, dit Jung, ˆ la hauteur d'une vŽritable technique. Chacun, on le sait, a la particularitŽ et aussi 1'aptitude de pouvoir converser avec lui-mme" (41).

Le Projectif va permettre de reconna”tre le conflit – s'il ne l'Žtait pas dŽjˆ – et de l'objectiver, de le poser sur la table, symboliquement. Il restera ˆ l'expŽrimentateur de faire ses choix ensuite. Une analyse mŽthodique et symbolique des composantes de l'anima gr‰ce aux image-symboles du Projectif peut Žviter ce que dŽnonce J. HILLEMAN : "Aussi longtemps qu'anima restera salade russe dans laquelle toutes les idŽes seront confondues, sentiment, Žros, relations humaines, introversion, imagination, concrŽtude, sans parler de ce que nous dŽcouvriront en cours de route, le dŽveloppement de l'anima, tout comme l'anima elle-mme, continuera ˆ signifier tout et n'importe quoi. En rŽalitŽ, au lieu du "dŽveloppement de l'anima", nous assisterons plut™t ˆ un riche commerce d'hypothses frauduleuses, de piŽtŽ fervente envers l'Žros, d'indulgences eschatologiques relatives ˆ la manire de sauver son ‰me par le relationnel, en devenant plus fŽminin, et au sacrifice de l'intellect" (43).

 

 

         Equilibrer les paires d'opposŽs

 

En comprenant sa dualitŽ essentielle, l'tre humain commence ˆ saisir les causes.

Proverbe de la sagesse.

 

 

            On l'aura compris, ces PROJECTIFS symbolisent la recherche d'Žquilibrage des paires d'opposŽs : masculin-feminin, bien-mal, harmonie-disharmonie, altruisme-Žgo•sme, chair-EspritÉ

Sans cet Žquilibre d'ordre affectif tout d'abord, la disharmonie, la souffrance rgne en ma”tre ! Le professeur TrŽmolire, grand nutritioniste, ne disait-il pas que la maladie rŽsulte de la disharmonie entre l'‰me et le corps. Et que l'on oublie dans la mŽdecine occidentale de prendre en compte l'‰me. Il ne parlait pas de l'inconscient de la psychologie moderne, mais du Soi.

Le secret de la libertŽ, dit la Tradition, rŽside dans l'Žquilibre des forces et des paires d'opposŽs. Le sentier pour y parvenir n'est que la ligne subtile qui sŽpare les paires d'opposŽs (82). Nous pouvons parfaitement imaginer ce fil d'Ariane parcourant les figures disposŽes selon l'architecture proposŽe ci-aprs.

 

Ce thme des paires d'opposŽs, de la Loi d'Attraction et de RŽpulsion, de la Loi de Cause ˆ Effet[8], est trs vaste et ne peut tre qu'effleurŽ ici. On se reportera au graphique de RƒDUCTION DES CLIVAGES ( Chap 3-le clivage douloureux ) pour faire la parallle avec ce cheminement vers le haut entre les paires d'opposŽs. Mais la thŽorie ne doit pas encombrer l'expŽrimentation. Elle se dŽroule d'elle-mme (en suivant le mode d'emploi proposŽ au Chap 3).

 

         l'ombre de la femme.

 

            Il a beaucoup ŽtŽ parlŽ de l'homme au travers de son anima. Et la femme lˆ-dedans, quelle est sa place ? Immense, si l'on a bien vu qu'elle est le support vivant des projections de cet inconscient. En plus, tout comme l'homme, elle a une partie fŽminine d'elle-mme qui n'est pas toujours consciente. C'est son "OMBRE". Nous ne nous proposons pas de rentrer dans de subtiles distinguos et de reprendre la thŽorie de l'ombre. MalgrŽ les diffŽrences existant avec l'anima, elle suit des mŽcanismes analogues, en particulier : elle est positive ou nŽgative et, surtout, elle fait l'objet de projections que la personne pourra parfaitement identifier dans les image-symboles du Projectif Philogyne¨. Dans les chapitres ultŽrieurs, le terme gŽnŽrique d'INCONSCIENT sera souvent employŽ de prŽfŽrence ˆ ceux d'anima ou d'ombre.

 

 

 

4 – INVOLUTION – EVOLUTION

 

            Par le jeu des contraires et les choix ˆ la croisŽe des chemins la conscience progresse vers le haut. Par la ma”trise progressive des trois plans de l'existence : physique, sentimental et mental, l'tre humain s'achemine vers sa Perfection : l'Homme complet, l'Homme libre de la dualitŽ existentielle.

Le Projectif Philogyne¨ suit ce mme parcours. Le tableau gŽnŽral rŽcapitulatif de tous les image-symboles se lit bien de BAS en HAUT en ce qui concerne les image-symboles positives (ˆ gauche du tableau). On parlera alors : d'EVOLUTIF, de POSITIF, de TRANSCENDANT, d'ALTRUISTE, d'INCLUSIF, de FAVORABLEÉ

 

En revanche, lorsque la "matire physique", la vibration[9], - qu'elle soit de nature physique, sentimentale ou mentale – devient plus grossire et que l'tre humain s'y abandonne, il risque progressivement de s'y trouver de plus en plus prisonnier et d'involuer.

La partie droite du mme tableau se lit alors de HAUT en BAS en ce qui concerne les images-symboles nŽgatifs. On parlera alors d'INVOLUTION, de NƒGATIF, de PERVERS, d'ƒGOTISTE, d'EXCLUSIF, de DƒFAVORABLE.

 

Lorsqu'il y aura BLOCAGE, REFOULEMENT, c'est-ˆ-dire passage du concret ˆ l'abstrait, ˆ l'inconscient, ces mmes image-symboles nŽgatives se liront dans le sens Physique – Sentimental – Mental.

Ces notions seront revues ˆ propos de la description des support-images. Le Projectif Philogyne¨, comme toute Žcriture, a donc bien un sens ou plut™t, des sens prŽcis de lecture.

 

 

 

5 – MYTHOLOGIE ET ASTROLOGIE

 

            Le sujet est trop vaste pour en dire beaucoup ici. Le Projectif Philogyne¨ a ŽtŽ Žtabli selon des bases rationnelles et structurŽes par ces autres disciplines : la mythologie[10].

Six grands types de femme ont pu ainsi tre distinguŽs : La Mre, la Fille, la SŽductrice, la FiancŽe, l'Epouse et la Gardienne. Par groupe de deux, elles sont rattachŽes symboliquement ˆ des grandes EPOQUES ou AGES de LA Femme en tant qu'archŽtype. Ces ‰ges que Carl G. Jung dŽcrit ˆ propos de la maturation de l'anima comme l'‰ge d'EVE, la femme primordiale trs physique ; l'‰ge d'ISIS, sentimentale et romantique, dont il voit une incarnation dans l'HŽlne de Faust ; et l'‰ge de MARIE o les passions s'Žpurent.

Un quatrime ‰ge de maturation vient s'ajouter : celui de l'Androgyne, personnifiŽ par Mona Lisa de LŽonard de Vinci. Mais de cet ‰ge, sans doute l'age d'or ?É il ne sera rien ajoutŽ car nous rentrons dans le domaine de la mŽtaphysique.

Ces trois Ages, qui n'ont bien entendu rien ˆ voir avec l'‰ge existentiel, bien que la sagesse vienne avec l'age, dit-on, symbolisent encore plus globalement les trois plans physique, sentimental et mental. D'o la correspondance gŽnŽrale         Mre – Fille : Physique

                                   SŽductrice – Epouse : Sentimental

                                   Gardienne – FiancŽe : Mental

            Il convient de se reporter au tableau gŽnŽral de classement des images-symboles pour en avoir une vue d'ensemble[11]. Les trois AGES de LA Femme correspondent Žgalement ˆ trois phases d'Žvolution cycliques par lesquelles l'tre humain passe au cours de son existence, tous les sept ans dit la Tradition. Pour que sa conscience de l'anima devienne plus vaste, l'homme expŽrimente les trois branches de l'Žtoile formŽes par les couples MERE-FILLE, EPOUSE-SEDUCTRICE, GARDIENNE-FIANCEE.

 

Lorsque l'existence l'amne ˆ se situer sur la branche Mre-Fille, il est en phase d'orientation c'est-ˆ-dire que la femme future reprŽsentŽe par la fille doit symboliquement lui faire voir la future mre, sans quoi il y a dŽsorientation.

Sur la branche Epouse-SŽductrice, il construira gr‰ce ˆ la relation amoureuse avec la femme, le lien qui le reliera avec sa propre anima. L'Žgo•sme aura l'effet contraire de dŽsintŽgrateur et l'Žloignera de son idŽal inconscient.

Enfin, l'expŽrience de la branche Gardienne-FiancŽe sont des points instables de mutation soit vers un sens social – c'est-ˆ-dire qu' il se "relie ˆ" – symbolisŽ par la FiancŽe, soit vers une vue transcendante et spirituelle de La Femme sous sa figure de Gardienne, sans toutefois ouvoir atteindre cette transcendance avant d'avoir rŽalisŽ son Žtat parfait d'Androgyne.[12]

 

Le Projectif Philogyne¨ peut donc tre utilisŽ[13] ponctuellement pour faire le point et se rendre compte de l'Žtat de son anima ou de son ombre ˆ un moment donnŽ, mais Žgalement ˆ diffŽrentes phases clŽs de l'existence.

 

Comme dans toute mythologie, il y a des enfers, et des Gardiennes de ces enfers ont ŽtŽ reprŽsentŽes ici.

 

 

6 – MORPHOPSYCHOLOGIE ET SYMBOLISME FƒMININ

 

            Les 6 grands types de Femmes Žtablis et leurs trois ages dŽterminŽs, il reste ˆ leur donner des couleurs c'est-ˆ-dire ˆ distinguer un peu plus finement ce qui distingue une Žpouse d'une autre Žpouse, une mre d'une autre mre, etc.

 

Trois sous-caractŽristiques ont ŽtŽ ajoutŽes selon, qu'une mre par exemple, Žtait plus physique, ou sentimentale, ou mentale, en s'appuyant sur la morphopsychologie et tout ce qui peut tre symboles annexes : couleur, cheveux, bijoux, etc.

 

La description en serait trop vaste et fastidieuse. Le lecteur pourra lui-mme s'exercer ˆ analyser les photos de femmes illustrant chaque image-symbole et, en particulier, ˆ identifier les trois Žtages du visage : Žtage bas significatif des instincts, du physique, Žtage mŽdian domaine du sentiment et Žtage haut rŽservŽ ˆ la pensŽe.

 

L'illustration photographique, bien que sujette ˆ des distorsions d'interprŽtation[14] d'un tre ˆ un autre, sont typŽes dans les grandes lignes et illustrent le symbole profond de chaque image-symbole. La photo rŽaliste s'avre dans la pratique plus parlante que le dessin. Elle Žvite Žgalement la connotation propre ˆ l'artiste.

La photographie, en favorisant la projection psychologique (comme au thŽatre ou au cinŽma), a le mŽrite d'avoir un impact plus immŽdiat et d'tre plus attractive, plus ludique, qu'un symbole gŽomŽtrique par exemple. La connaissance de soi ne doit pas tre un pensum !

 

Insistons bien sur un point : en aucun cas les modles photographiques vivants de femmes (ou des hommes) ne peuvent tre rŽduits ˆ leurs simples caractŽristiques. C'est-ˆ-dire que chacune des femmes (ou des hommes) de ces images ne prte son visage que l'instant du premier impact visuel pour incarner un personnage psychologique imaginaire. Cela est Žvident pour les photos d'actrices dans un de leur nombreux r™les, mais Žgalement pour n'importe quelle instantannŽ. L'observation nous prouve que deux angles de prise de vue ne suggrent pas le mme personnage, et mme parfois jusqu'ˆ ne plus se ressembler. Ce sont des r™les encore plus abstraits que ceux jouŽs dans leurs vies publiques ou artistique. Cela est d''ailleur vrai aussi de personnes en chair et en os rencontrŽes dans des environnements trs diffŽrents : professionnel, de vacances, de vie quotidienneÉ Chacun peut en faire l'expŽrience ! Il ne faut jamais perdre de vue cette notion, au risque de ne faire plus de ces personnes que des caricatures.

 

 

 

7 - TRANSCENDANCE

"L'effort pour s'Žveiller ˆ sa nature rŽelle est le devoir de l'homme en tant qu'tre humain.

Seules les actions qui attisent la nature divine de l'homme sont dignes du nom d'action.

Tout le reste ne sont que non-actions ; un gaspillage d'Žnergie".

                           Ananda Moyi Ma (CitŽ par Arnaud Desjardin dans Asharam)

 

            L'analyse de LA FEMME et de L'HOMME nous plonge dans le domaine de l'inconscient et marche aprs marche, notre conscience monte ou descend l'escalier. Cette dimension psychologique n'est pas la seule ˆ laquelle permet d'accŽder la pratique. L'utilisation des symboles, ˆ force de concentration patiente, peut dŽboucher comme nous l'avons dit ˆ d'autres dimensions plus transcendantes.

Chaque bareau de l'Žchelle n'Žtant pas suffisant mais nŽcessaire ˆ la reconqute de notre Paradis perdu, c'est ˆ LA FEMME, l'inspiratrice de l'homme que ces Projectifs Philogyne¨ et Philandros¨ sont dŽdiŽs.

 

8 - grille dichotomique

 

Voici la partie la plus importante de cette recherche !

Pour sortir du labyrinthe de la thŽorie, il convient de rŽaliser une grille dichotomique sur ces grand principes. C'est l'architecture fondamentale des Projectifs Philogyne¨ et Philandros¨. Son invention a fait une large part ˆ une analyse mŽthodique, ˆ l'expŽrimentation, mais aussi ˆ l'imagination crŽatrice. Cette grille originale[15] est particulirement adaptŽe ˆ l'anima et ˆ l'animus[16]. Elle est dŽtaillŽe dans le chapitre suivant.

C'est non seulement la "colonne vertŽbrale" de toutes les images typologiques, mais c'est elle qui donne le souffle de l'inspiration, la dynamique ˆ l'interprŽtation d'une combinaison d'images donnŽe et le sens de rŽsolution des conflicts.

Sans une parfaite connaissance de cette grille, il serait vain de chercher ˆ utiliser ce jeu de symboles.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

*

* *

* * *

 

 

Retour au PLAN

                                                                                                                                                                                                      SUITE

 

 

 

 

 

 

 



[1] Une description dŽtaillŽe de ces phases est donnŽe dans un ouvrage d'A.A. BAILEY (6).

[2] DŽfinition des termes utilisŽs :

Une image (ou carte, ou image-test, ou planche, ou planche-test,É) est une photo de la figure d'une personne, connue ou non, (plus ou moins en gros plan ou en pied), symbolisant un type ou un archŽtype humain. Une image mentale est la reprŽsentation mentale imaginaire d'une personne, d'une chose, etc. ou d'un symbole.

Un type (latin typus, modele, symbole ; gr. Tupos "empreinte, marque,É) : la personnification abstraite rŽunissant les principaux ŽlŽments d'un caractre identifiable, pouvant servir de modle (positif ou nŽgatif) et permettant une classification ou typologie. Les types sont les facettes de l'anima globale, ou de l'animus. Un archŽtype est un type primitif ou original, un prototype, pouvant servir de modle des modles.

                  Une image projective ou projectif (nŽologismes) est une image visuelle (matŽrielle ou virtuelle) servant de support ˆ une projection psychologique, soit attractive, soit rŽpulsive. On parle alors d'identification et de rejet. La dŽsidentification est plut™t le rŽsultat d'une prise de conscience de l'un ou l'autre prŽnomne affectif illusoire et de son dŽpassement. L'ensemble des ces images projectives constituent un Projectif typique (projectif philogyne¨, projectif philandros¨, etc) ou une batterie d'images projectives. La crŽation de ce nŽologisme s'est avŽrŽ nŽcessaire pour ne pas amalgamer : des "tarots", des "oracles", des psycho-test, etcÉ bien que le mŽcanisme de projection est ˆ l'Ïuvre dans tout, dŽs qu'il existe une concience rŽflective. La diffŽrence essentielle Žtant l'intervention du libre-arbitre due ˆ la position de chercheur actif lors de l'utilisation des PROJECTIFS.

 

[3] L'expression populaire dira dans des cas exceptionnels de conscience : c'est une idŽe lumineuse ! Souvent confondu, avec un autre plan de conscience : l'intuition. Mais nous entrons lˆ dans des subtilitŽs trs abstraites et peu pratiques pour notre propos.

[4] Pour en savoir plus sur cette notion de "corps" et d'anatomie psychique de l'homme, les ouvrages de A.E. POWEL citŽs dans les orientations bibliographiques peuvent tre considŽrŽs comme une bonne base gŽnŽrale et synthŽtique. Les Projectifs Philogyne¨ et Philandros¨, sans plus de connaissances livresques, doit cependant pouvoir permettre de s'exercer soi-mme ˆ reconna”tre ces trois plans de conscience et d'en tirer bŽnŽfice ˆ la longue.

[5] De philos "ami", et gynŽ "femme". Ami, aimer sans lien de parentŽ ou sexuel.

[6] On lira avec utilitŽ les travaux de Freud pour ce qui concerne plus particulirement la pulsion de vie et la pulsion de mort (rattachŽs aux symboles de l'Žtage physique) ; et les travaux d'Adler, pour tout ce qui concerne plus particulirement le complexe d'infŽrioritŽ et le besoin de valorisation (rattachŽs aux symboles de l'Žtage Žmotionnel). Bien que cette rŽpartition en trois grandes Žcoles psychologique soit trs schŽmatique et incomplte.

On Žvitera de se centrer sur la notion de libido, car il est inutile de patauger dans l'obscuritŽ et la complexitŽ de la sexualitŽ dŽviante. Le danger de s'y faire piger comme dans le Labyrinhte par le Minautaure en est trop grand ! N'oublions jamais le proverbe : L'ƒNERGIE SUIT LA PENSƒEÉ

[7] Combien d'Žpoux appellent leur femme "maman" ?

[8] Autre nom donnŽ ˆ la Loi de Karma des orientaux.

[9] La science a dŽmontrŽ ce que la Sagesse antique savait : la nature essentiellement ŽnergŽtique de la matire. Tout est vibratoire : les minŽraux, les liquides, les ondes electro-magnŽtiques, la lumire, l'ŽtherÉ et pourquoi s'arrter !É les sensations, les sentiments, les "formes-pensŽes", la pensŽesÉ L'occident qui ne croit que ce qu'il voit a encore bien du chemin ˆ faire pour acquŽrir une vision plus rŽelle du monde o nous existons. D'ou la conception esotŽrique qui considre comme "matire" les plans de conscience physique, sensible et mental.

[10] Qui trouve une correspondance bien connue dans l'astrologie. Du zodiaque, 6 des douze signes ont ŽtŽ en quelque sorte "isolŽs" pour reprŽsenter les six aspects fŽminins. Les correspondances entre le signe, le dieu et la dŽesse plus ou moins apparentŽe, ont permis de dŽfinir la particularitŽ attachŽe ˆ chacun des six archŽtypes : GARDIENNE (poisson) PALLAS, MERE (capricorne) DEMETER, EPOUSE (scorpion) PERSEPHONE, FIANCƒE (vierge) CORƒ, FILLE (cancer) ARTEMIS, SEDUCTRICE (taureau) VENUS. Que les esprits rŽfractaires ˆ l'astrologie ne considrent que les symboles mythologiques, et observent simplement leur organisation dans ce PROJECTIF.                 

 

 

[11] Un exercice pratique pour mŽmoriser ces images est de les classer sur une table selon le tableau proposŽ, puis de refaire l'exercice de mŽmoire autant de fois que nŽcessaire.

[12] L'astrologie n'est pas le domaine que nous abordons avec le projectif Philogyne¨. Il heurte beaucoup trop d'esprit rationnels dans notre civilisation. Il est cependant intŽrŽssant de constater l'universalitŽ des mythes et des traditions, et de faire un simple parallle.

Nous retrouverons donc dans cette Žtoile les notions familires ˆ l'astrologie de : Points cardinaux, fixes et mutables, qui reprŽsentent des Žtapes o l'individu respectivement, comme les noms l'indiquent : s'oriente, se construit et mute. Lorsque le parcours se fait des points cardinaux aux points mutables, il y a Žvolution; dans le sens contraire - ou "pervers" - il y a disharmonie, blocage. Une expŽrience qui, brutalement, fait passer des points cardinaux aux points mutables sans passer par les points fixes donnera une sensation de vitesse, de tourbillon, de choc ... comme dans le cas du coup de foudre par exemple.

[13] Se reporter au chapitre 3 pour le mode d'emploi.

[14] Se reporter au chapitre 3 sur la variabilitŽ intra et inter sujet.

[15] DŽposŽe ©

[16] Pour d'autres problŽmatiques, d'autres grilles doivent tre mises au point. Mais ce n'est pas le sujet du prŽsent ouvrage.